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Cartels chinois : les constructeurs face aux chinoiseries du jour

Cartels chinois : les constructeurs face aux chinoiseries du jour

Depuis plusieurs années, les observateurs attentifs s’inquiètent quant à l’orientation exagérée de plusieurs constructeurs automobiles vers le seul marché chinois. Cette unilatéralité s’est maintenant manifestée dans un tout autre domaine : celui de supposés arrangements de prix entre cartels.

Tant les constructeurs allemands – surtout premium – qu’américains et japonais ont misé sur la croissance récente et quasi ininterrompue du marché automobile de la République populaire de Chine.

Même la mise en garde, émise il y a plus de deux ans, par les autorités supervisant l’industrie automobile allemande, n’a pas refroidi les ardeurs d’Audi, BMW et Mercedes – c’est surtout cette dernière marque qui s’est attiré les foudres des autorités du cartel chinois, qui l’accusent de manipulations de prix. En effet, les autorités chinoises ont établi qu’achetées séparément, la valeur des pièces détachées nécessaires à la fabrication d’une nouvelle Classe C était de… douze fois supérieures au prix d’une seule voiture neuve ! Au début du mois d’août, le Groupe Daimler a donc décidé de réduire de 15% en moyenne le prix de certaines pièces détachées.

Et les sanctions ne s’adressent pas qu’au seul Groupe Daimler : Audi et son partenaire chinois FAW ont également été accusés de fixer des prix minima pour les pièces détachées et autres prestations de service, enfreignant ainsi les lois chinoises sur les monopoles – la marque d’Ingolstadt avait du accepter une lourde amende, d’un montant non précisé.

Les Chinois réinventent la dîme !

Ce ne sont pas que les constructeurs allemands qui sont dans le collimateur des autorités chinoises : au cours des trois dernières semaines, elles ne sont non moins de 20 entreprises renommées, américaines et japonaises, qui se sont ajoutées  aux marques allemandes déjà citées – notamment Chrysler et Toyota – accusées d’avoir violé la loi sur la concurrence et celle sur les monopoles.

Sans pouvoir préciser les montants exacts de ces diverses amendes, celles-ci peuvent atteindre en Chine jusqu’à 10% du chiffre d’affaires total réalisé en Chine soit, aux dires des experts, « plusieurs centaines de millions d’Euros ». Lorsque l’entreprise incriminée admet son erreur, les autorités peuvent alors réduire le montant de l’amende.

Axel Béguin

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